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jeudi 23 mai 2013

Avec mon ami Pianitza (avec qui j'ai réalisé une vingtaine de documentaires sur le site www.pianitza.com et les différents films "handicap au vent"), un soir à Lyon, on s'est dit qu'on n'avait jamais réalisé notre rêve de faire des chroniques pour un célèbre site de jeux vidéo. On s'est aussi rappelé que l'on avait juste jamais essayé, donc on a monté un dossier et des émissions pilotes sur une idée de concept qui nous est venu. On a mis pas mal de temps à peaufiner ça, et on a envoyé le dossier sans vraiment y croire. Moi j'avais déjà pris un aller simple pour la Mongolie pour le mois de juin, et normalement j'avais prévu de descendre toute l'Asie en stop/vélo. Du coup on a eu une réponse positive pour notre émission, et j'ai fait le choix du coup d'essayer de saisir cette opportunité. Notre émission n'étant pas diffusé avant la fin juin, je vais quand même partir "au pays des poneys" pour un mois.
C'est donc encore une fois que ce tour du monde est déplacé.

jeudi 18 avril 2013

Fin du trip.... Encore

Suite à cela avec Antoine, nous sommes allés faire un stage de musique à Bobo Dioulasso, et là-bas je suis tombé très malade. Malgré que la semaine était relativement sympa, j'ai quand même du finir par me faire rapatrier, pas le choix....  Obligé de me faire opérer en France!
Pour patienter en attendant le prochain voyage et surtout mon opération, je me suis occupé en jouant de la musique... on s'occupe comme on peut... 

mardi 5 mars 2013

Nouvelle aventure avec Antoine


Mon ami Antoine m'a rejoint au Burkina afin de découvrir ce beau pays.
Avec lui c'est toujours l'aventure, ainsi à peine arrivé à minuit à l'aéroport, la Compagnie aérienne ayant perdu son fauteuil roulant, refusait de nous en prêter un autre.
 Il a donc fallu accomplir trois heures de négociations pour pouvoir en obtenir un, heureusement Antoine est le pro des scandales, et il a largement su tourner la situation en notre faveur.

Deux jours après, une fois le fauteuil récupéré, nous avons eu la chance de lui trouver un scooter 3 roues
adapté pour les personnes handicapées.

De mon coté j'ai pris une moto 3 roues avec une remorques à l'arrière afin de transporter nos affaires ,
le fauteuil, et notre ami Gazzy, notre couchsurfeur local.
Ici, pas besoin de casque, de permis de conduire, d'assurance, de code de la route, c'est le système D.... Donc on a dû s'entraîner à conduire nos engins dans le quartier comme des gamins de 14 ans qui
s'exercent à faire de la mobylette, avant de prendre la route.


Conduire un véhicule à 3 roues donne une sensation bizarre, et après avoir risqué l'accident, deux ou trois
fois la première journée, on commençait presque à douter de notre capacité à pouvoir faire un road trip avec ces engins. Toutefois dès le lendemain on a pris la route doucement, et on a appris à
maitriser ces véhicules petit à petit.


On est parti pour 4 jours de road trip, où nous avons traversé des déserts, des terrains type cross,
des villes, de petits villages où certaines personnes n'avaient jamais vu de Blancs, dormi chez des
locaux grâce aux contacts de notre couchsurfeur.
Lorsque nous roulions, notre ami Gazzy jouait du djembé, à l’arrière de ma moto, ce qui faisait
toujours rire les gens.

Seul petit point négatif, on a eu de nombreuses pannes de motos, ce qui
nous a toutefois permis de faire des concerts improvisés dans chaque ville (rien que le fait d'être
blanc dans ces petits villages, attirait minimum 30 enfants, alors une fois qu'on sortait le violon et le
djembé, nous étions vite entourés d'une soixantaine de personnes qui venait nous écouter).


On s'est même baigné dans un lac rempli de crocodiles, ce qui d'après les locaux ne représentait aucun risque, mais c'était assez effrayant quand même...


Bref, ce fut un rêve commun de réaliser pour nous la conduite
des motos, et on refera ça à plus grande échelle plus tard.

dimanche 10 février 2013

Voyage au Burkina avec mes parents


Mes parents m'ont rejoints au Burkina Faso pour 15 jours, histoire de reprendre un peu de chaleur dans ce mois de février. Ils n'en sont pas à leur premier voyage, mais ils ont plutôt l'habitude de se la couler douce dans des tours organisés bien confortables.
Mon objectif était donc de leur faire découvrir une façon de voyager plus proche de mes habitudes, avec des rencontres, du couchsurfing, de la simplicité volontaire et un peu d'imprévus...
Bien sûr, j'ai adapté le voyage pour qu'il soit plus sécuritaire et confortable que ce que j'ai l'habitude de vivre... Donc, pour l'auto-stop en Afrique ce sera pour une autre fois...
.
Avant de partir, la propagande des médias sur la guerre au Mali a beaucoup effrayé ma mère, qui a failli annuler son billet d'avion. Malgré les nombreux conseils de leurs proches qui leur ont déconseillés de venir, ils ont quand même franchi le pas, et cela leur a permis de mieux confirmer ce qu'ils pensaient déjà... Mieux vaut ne jamais se laisser dicter sa vie par le journal de 20 h, et demander aux personnes vivant dans le pays,  ce qu'ils pensent de la situation....

Arrivés le premier soir, je les ai directement mis dans le bain en les promenant dans la cité de Ouagadougou de nuit, et en les faisant dormir chez l'habitant à même le sol en couchsurfing.

Au cours de ce séjour, où l'on a pû visiter Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Banfora et ses parcs alentour.

Ils ont été à la hauteur de mes attentes par rapport au manque de confort, d'hygiène que ce type de voyage impose parfois.... (Bah oui, sortir de son petit confort ce n'est jamais facile... dormir chez des inconnus au fin fond des bidonvilles africains ça peut effrayer, devoir faire face aux rapports intéressés et aux marchandages parfois insistants, se confronter à certaines situations de ventes parfois vicieuses, se retrouver face aux enfants mendiants....c'est pas drôle tous les jours....) mais c'est aussi à cela que le voyage et particulièrement l'Afrique forment...

D'un autre côté, on a aussi pu voir des sites merveilleux, se reposer dans des lieux plus confortables entre deux aventures, et apprendre beaucoup des rencontres, ainsi que sur nous même et les réalités du monde.
Bref je suis très satisfait qu'ils aient franchi le pas de me faire confiance, et qu'ils aient été capables de quitter leurs petites habitudes pour mieux découvrir tout ce qu'ils n'auraient jamais vu en voyage organisé...

 Ils ont su s'adapter, être jeunes d'esprit et je pense, mieux comprendre ce qui anime ma passion du voyage.... Bref, si vous êtes vous aussi voyageurs et que vos parents ont du mal à comprendre ce qui vous animent, et bien je vous souhaite de connaître cette expérience familiale  qui m'a permis je pense de reconsolider mes liens avec ceux qui m'ont donné la vie....

vendredi 25 janvier 2013

Arrivé au Burkina




Ne connaissant que le Sénégal, j'étais curieux de voir le Burkina pour pouvoir comparer la culture africaine à la culture sénégalaise qui jusqu'à présent était indissociable pour moi de la culture continentale.
Bon alors on ne connait pas un pays en une semaine, donc voici juste 2 ou 3 différences à chaud :
Première chose, ici le nombre de motos et de scooters ! Jamais vu ça, 90% de 2 roues sur les routes ! Wahou, très peu de taxis comparé à Dakar et en plus ici ils sont verts !

Ensuite beaucoup moins de touristes ici , et donc de racoleurs et de vendeurs ambulants, et ça fait du bien !
Pour les constats négatifs, au premier abord la terranga (le principe d'inviter les inconnus à manger) à l'air moins développé ici, et dernière chose bien triste, la nourriture est beaucoup moins typique et malheureusement beaucoup plus « mondialisé », ainsi au lieu de boire de l 'excellent café Touba à base de café et de clou de girofle, les gens boivent ici du Nescafé.... Les dictatures des marques et de la publicité semblent plus instaurées ici.

Mon couchsurfeur est venu me chercher à l'aéroport, ce qui est très agréable avec son frère et l'un de ses amis. Ici le langage traditionnel est le Mourri et l'accent est un peu différent.

Le 2eme soir avec son ami Gazzy, on est allé voir un concert de musique touareg, et j'ai fini sur scène avec eux. Je n'avais jamais vraiment entendu ce style, mais en gros c'est l'esprit rock 70 chanté en arabe et avec des guitares désaccordés et au son " crado", donc je me suis tout de suite senti à l'aise. J'ai été assez relax ici, j'ai donc pris le temps de me relaxer et de visiter un parc de crocodiles, et le marché artisanal.... Je vais rester pas mal de temps au Burkina donc j'aurai le temps de mieux connaître la culture petit à petit.

jeudi 17 janvier 2013

Derniers instants au Sénégal


Me voilà donc de retour à Guediowaie, dans la banlieue de Dakar, chez un nouveau couchsurfeur super cool  qui s'appelle Lamine et a fait partie d'un collectif de hip-hop : https://www.facebook.com/xosluvision/info

Désormais seul, et moins occupé, j'ai mieux le temps de laisser le hasard se créer.
Ainsi en quelques jours, il m'est arrivé pleins d'aventures ! J'ai pu aider des pécheurs à remonter les filets, prendre des cours de musiques traditionnel, jouer une musique avec l'orchestre symphonique de Dakar (le niveau n'est pas trop haut), enregistrer une musique de hip-hop au violon, boire beaucoup de litres de thé avec des dizaines de personnes, faire de nombreux aller retour interminables pour me rendre à Dakar , échapper de justesse à un guet-apens tendu par des agresseurs, philosopher avec des personnes de tous les coins de la planète, voir des marabouts qui ont su me surprendre par l’exactitude de leur vision, devoir faire des sacrifices d'animaux suite à leurs demandes, dormir sur des toits...
Bref, tout cela a confirmé mon choix, mieux vaut ne rien planifier ici, car l’Afrique planifie les choses pour nous....


Les clandestins

Chaque jours je rencontre, ici, le même discours idéaliste sur la France : l'image d'un pays paradisiaque où tout le monde est riche et heureux et où tout est bien organisé...
Nombreux sont les clandestins qui tentent donc le voyage en chaloupe pour essayer de rejoindre cette "terre promise".
J'ai rencontré de nombreuses personnes qui ont tenté l'expérience, et qui en sont revenues ruinées, pour ceux qui sont revenus vivants.... Pendant ce temps des milliers d'autres rêves de tenter l'expérience au nom du "rêve européen"
J'avais écrit ce petit texte suite à l'une de ces rencontres:




Ami africain, ne commet pas l'erreur de vouloir devenir clandestin !
Troquer sa liberté contre un voyage en chaloupe... Quelle mauvaise idée !
Combien de personnes ont déjà perdu leurs économies, ou pire leurs vies.
Dans le but d'un destin meilleur.Quelle ironie...

En « Toubabie », les choses sont plus compliquées qu'ici :
Sans papiers sache que tu te retrouveras coincé,
dans le meilleur des cas exploité,
d'une mafia qui commercialise la liberté
des valeureux conquérants
qui se sont laissés tenter par ce monde rêvé.

Tes enfants ont plus besoin de toi
que d'un bout de papier,
qui, une fois encaissé,
ne pourra jamais racheter l'amour dans leurs cœurs brisés.

Ton objectif est pur,
mais tu te trompes de chemin
Utilise plutôt ton énergie à travailler dignement
et à apprendre à limiter tes besoins.

Tes enfants et ta femmes t'aiment,
dans un pays où la terranga existe,
que demander de plus à ton dieu
si ce n'est qu'il arrête de permettre aux passeurs
de continuer à vivre de leurs vices.