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jeudi 22 novembre 2012

Richesse /pauvreté

Voilà un sujet bien compliqué à traiter ! En Afrique du moment qu'on est blanc, on est forcement considéré comme riche. Ce n'est pas la télévision qui va inverser la tendance, au contraire, en diffusant comme seul cliché de la vie occidentale des feuilletons américains où tout le monde y est riche et n'a comme souci dans la vie que des problèmes sentimentaux...

De notre coté, j'ai surtout souvenir que « l'écran » nous montrait principalement la famine, la guerre et la misère pour nous représenter l'Afrique..... Ce qui est au moins aussi représentatif que la première vision....
Faut il mieux être pauvre en Afrique ou en Occident ?
Dur à dire, tout dépend déjà comment on considère la pauvreté : monétaire, culturelle, sociale ...?

Si on parle de la pauvreté monétaire, et qu'on part du principe que nous n'avons pas d'argent sur soi, pas d'adresse et même peut-être de papiers, mieux vaut être en Afrique.

L'hospitalité y est si grande, que tant qu'une famille aura de la nourriture, elle sera prête à la partager.
Pendant ce temps en Occident, on pourra mourir de froid et de faim dehors dans une certaine indifférence. Voir même dans une certaine honte, tant la pauvreté est considérée comme un fléau, comparé à ici, où la pauvreté est presque une normalité...

Après bien sûr, si on prend la France, et qu'on a une adresse, mieux vaut être français, puisque l'état payera vos soins de santé, et vous donnera un peu d'argent pour survivre, mais la vie y est aussi plus chère, et la pression social plus forte....

Encore un exemple de comparaison, ici, il est normal de se laver avec 3 verres d'eau pris dans le puit et d'utiliser des toilettes sèches, de manger avec les mains , de considérer 4 murs comme une habitation, et de se nourrir parfois uniquement de ce qu'on a ramassé dans la journée (en Casamance, la plupart des gens mange le riz qu'ils récoltent, et le poisson ou crabe qu'ils pêchent, et ceci 2 fois par jour.... ) Il est donc possible de vivre quasiment en autharcie, d'autant plus que les impôts sont quasiment inexistants. Alors que pendant ce temps il est vraiment difficile de vivre de cette façon chez nous....

La richesse c'est aussi la liberté, ainsi au niveau du visa par contre , il sera possible à un occidental d'être libre de circuler ou il veut dans le monde , alors qu' il sera très difficile pour un africain de voyager dans les pays « développés ».

Pour ce qui est de la richesse familiale, en Afrique, personnes n’a les moyens de mettre leurs parents dans des maisons de retraites, ils vivent donc avec.... ce qui peut être très enrichissant personnellement... richesse pauvreté, tout est relatif...

Bref , le sujet est très compliqué, et je ne pense pas être en mesure de faire une analyse sérieuse sur le sujet après un mois passé au Sénégal.

vendredi 16 novembre 2012

Kabadio


J'ai présentement l'immense chance de vivre dans un village typique Sénégalais.
 Loin des lieux touristiques nous sommes ici les seuls « toubabes » (blancs) du village.

Léah a connu cet endroit grâce à l'association IEFR (Il Etait Une Fois une Rencontre) basée à Villefranche, qui a été crée il y a une dizaine d'années. Cette association, a su aider intelligemment le village à se développer, que ce soit au niveau de la scolarisation, culture, santé....).

Nous sommes donc venus ici pour réaliser le premier chantier. Le but est de faire repeindre le mur d'un  « cinéma » ( un lecteur dvd avec un retro projecteur récupéré) par les enfants du village avec la peinture que nous leurs fournissons ( achetée grâce à la ville de Lyon).

Premiers travaux : gratter le mur, et acheter la peinture, rouleaux ,et les pinceaux sur place.
Ensuite refaire le béton du mur, repeindre  celui-ci en blanc, rencontrer et décider avec les enfants ce qu'ils veulent dessiner, les laisser esquisser et peindre tout en les cadrant.
Des frais supplémentaires se sont ajoutés à nos dépenses, nous avons donc passé un film au cinéma, dont les entrées finançaient le chantier.




 






Tout le long de ce projet (qui n'est pas encore terminé) nous avons pu supporter la chaleur grâce au délicieux thé vert, et repas partagés avec les autres ouvriers bénévoles sur le chantier.

J'apprends chaque jour beaucoup ici, il est vraiment impressionnant de voir la solidarité et la positivité des gens qui travaillent très efficacement avec peu de moyen.
 Le soir après des grosses journées, nous en profitons pour aller nous baigner à l'océan ou jouer de la musique.

 En bref Kabadio, c'est un petit paradis africain que je serai heureux de faire découvrir !





mardi 13 novembre 2012

Sur la route de Kabadio

Depuis Dakar, nous avons pris la route pour Kabadio, un petit village dans le sud de la Casamance (Sénégal). Pour ceci, nous avons du prendre de nombreux bus, un traversier pour rejoindre la Gambie, et même finir sur le toit de l'un d'eux, après que le nôtre soit tombé en panne.
                                         Le bus est tombé en panne


                                                                           Sur le toit du bus

mardi 6 novembre 2012

Sénégal: Dakar

Nous sommes donc partis avec Léah du projet Caravane d'images, que je n'avais rencontrée que 2 fois avant de partir pour 11 mois en Afrique avec le projet vidéo Caravane d'images. 
Première étape : Dakar au Sénégal. 
Arrivés là-bas à 1 h du matin, nos hôtes que nous ne connaissions pas ( les amis de l'un de nos contacts) sont venus nous chercher. 
Un couple vraiment gentil qui attend un enfant pour le mois prochain. 



Durant une semaine nous sommes donc restés vivre chez eux, en ayant la chance de partager leurs repas, et de beaucoup échanger. Leur maison n'est pas située à Dakar même, mais en banlieue à Guediawaye. Nous sommes les seuls blancs « Toubab » du quartier, donc difficile d'être discrets. Partout où nous allons, des gens veulent discuter avec nous , boire le thé, les enfants nous entourent.... Amusant mais parfois un peu fatiguant. Par contre on a eu très peu de mendicité. 



Le soir dans notre quartier des kermesses son parfois organisées avec un DJ, des centaines de jeunes qui dansent (dont beaucoup d'enfants)  et des petits jeux d'argent. (jeux de paris avec des dés). 
Le lendemain sur la même place aura lieu toute la nuit un concert de chants traditionnels musulmans, auquel je n'ai pas pu résister d'aller danser. 

Malgré toute cette sympathie et le sourire des gens, Nd eye nous demande de rester  très prudents, et nous fait accompagner par les garçons ou voisins lors de la plupart de nos déplacements vers l'océan, ou dans la ville le soir. Un jour, elle m'a même sauvé en prenant en flagrant délit un pick pocket qui commençait déjà à glisser sa main dans ma poche.... 
Le matin nous partageons le petit déjeuner avec elle et sont mari,  composé de sandwichs aux petits pois, aux lentilles ou à l'omelette , accompagnés de thé au lait très sucré. 

 Le midi et le soir , nous partageons tous la nourriture dans le même plat, en mangeant avec les mains. C'est un vrai plaisir de se nourrir de cette façon ! 

L'eau et l’électricité sont précieuses, ainsi il arrive fréquemment que il n'y en ait pas , durant une journée. 
Pas grave l'eau en réserve permet de se laver, on se rend compte qu' il suffit d'avoir le fond d'un seau pour pouvoir faire sa toilette. 
Pour l’électricité, cela m'arrange quand elle n'y est pas, car cela me permet de m'endormir sur le toit de l'immeuble, où il fait moins chaud qu'à l'intérieur, en me faisant bercer par les étoiles, plutôt que par  les programmes télé composés de séries  américaines, sénégalaises ou indiennes, et de clips de mauvaise qualité. 
La nuit la mosquée n’arrête pas de chanter, ça tombe bien, j'aime bien dormir en musique. 


Nous avons aussi pu visiter l'ile de Gorée, et nous rendre dans un festival de documentaires à Dakar pour rencontrer des réalisateurs Sénégalais . 
Nous sommes restés une semaines qui a été très intéressante, avant de partir pour Kabadio en Casamance (Sénégal).