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samedi 29 décembre 2012

Le désert de Lompoul

J'ai profité de mon temps libre pour partir, seul, loin de la ville et de ses vendeurs ambulants.
J'avais vu des photos du désert de Lompoul, ça m'a donné envie d'y aller. 
Seulement c'est un lieu très touristique et je n'avais pas envie d'être entouré de guides, vendeurs et autres touristes, je voulais juste être loin de tout.
J'ai profité de l'occasion pour essayer l'auto-stop au Sénégal, et je confirme, ça marche plutôt bien. 
Arrivé au village de Lompoul, comme prévu, plein de guides/ vendeurs ambulants sont venus me coller...
Je les ai donc envoyés balader  et je suis parti chercher les dunes. J'étais armé d'une bouteille d'eau et 2 bananes. Le Sénégal est bâti sur une nappe phréatique  donc ici on trouve toujours de quoi se rafraîchir .. Ainsi on peut voir des petites huttes isolées à chaque fois que l'on voit un puits, tous les 5 kilomètres.... 

J'ai marcher le premier jour une quinzaine de kilomètres, le soir j'ai été invité par une famille de Peuls qui habitait ce désert. Malgré le faite qu'ils ne parlaient pas un mot de français nous avons bien réussi à communiquer. 
Le deuxième jours, après avoir marché une autre quinzaine de kilomètres, j'ai atterri au village de Thiès, ou des locaux m'ont invité chez eux...

Après 30 kilomètres, je n'aurai donc jamais réussi à trouver ce fameux désert, mais c'est sans regret, puisque marcher durant 2 jours dans une grande paix et avoir pu rencontrer des gens supers qui m'ont hébergé gracieusement.... Je préfère largement ça au bungalow aseptisés pour touristes... et je sais que j'aurai l'occasion de revoir des dunes une prochaines fois.

 Pour repartir j'ai pris une voiture local. Si sur la photo ci-dessous on a l'impression que le 4 /4 est bien chargé, et bien il faut savoir qu'après que la photos soit prise, tout le monde a dû descendre du véhicule, car il estimait qu'il y avait encore de la place. Je ne suis pas peureux pour les transports en commun, mais là une fois ou deux j'ai bien failli tomber, car apparemment  le chauffeur avait dû oublier qu'il était surchargé, vu ça façon de rouler à fond la caisse dans le sable ! Il était très difficile d'avoir une prise stable!

Arrivé à Kebemer, j'ai fait un panneau d'auto-stop où j'ai marqué " St-Louis, no money", et ça a plutôt bien marché.

samedi 22 décembre 2012

Les artistes


L'un des objectifs du projet consiste à faire des petits documentaires sur les artistes actuels africains
durant notre séjour, afin de montrer qu'il existe autres choses que l'art traditionnel en Afrique...
Pendant les deux dernières années, j'avais travaillé sur le site www.Pianitza.com, désormais disparus,
afin de faire des documentaires sur la culture alternative.


Les rencontres « d'artistes » sont de toutes sortes, et j'avais beaucoup appris... Dans une ère où tout
le monde se dit artiste, notamment grâce aux nouvelles technologies qui permettent au grand public
d'avoir du matériel professionnel de création pour un prix accessible, on voit vraiment de tout...
La société actuelle artistique sénégalaise est assez égale à la nôtre à mon avis , on y glorifie à la télé
des pseudo-stars qui représentent un idéal capitaliste à atteindre défini par la richesse monétaire et les
excès de toutes sortes, et de l'autre coté des artistes passionnés qui ne peuvent vivre de leur art et à qui
on répète "qu'un artiste ne pourra jamais vivre de son art.... "
Entre les gens talentueux trop humble qui sous-estiment leur travail, les businessmans de l'art, les
gens prétentieux au talent trop mis en avant, j'en avait déjà vu de toutes sortes, mais là cette
première semaine de travail, nous en a montré une belle panoplie.
Décourageant au début, face à la rencontre de personnes aussi talentueuses que décevantes
humainement, la rencontre de vrais passionnés, a su nous redonner un peu de courage pour affronter
les prochains intervenants.




Les Daaras


Avant de venir, je n'avais jamais entendu parlé des enfants Talibés.
A l'origine, ce sont des enfants qui apprennent le coran dans les écoles coraniques.
En général ce sont leurs parents qui les envoient loin de leurs villages, afin qu'ils puissent avoir une
éducation religieuse gratuite et apprennent à se débrouiller.


Parfois c'est aussi leur seul moyen de faire pour que leurs enfants puissent trouver de la nourriture.
Le principes des Daara a dérivé ces dernières années.
La plupart des enfants sont donc envoyés par leurs parents, qui bien souvent ignorent leurs réelles
conditions de vie très difficiles, les autres sont orphelins.
Les enfants, pieds nus, dorment par terre dans une petite case commune, sans couverture, parfois au
milieu des animaux et des déchets.


Levés à 5h du matin, ils prient jusque à 7h, avant d'aller mendier jusqu'à 10h, puis retournent étudier
le Coran jusqu'à 13h.
Ils mendient de nouveau et effectuent de petites tâches pour les commerçants contre un peu de nourriture.
A 17 h ils re prient et re étudient le Coran, en arabe, et le soir après avoir cuisiné la nourriture récoltée,
ils donnent au marabout qui s'occupe du Daara, tout l'argent qu'ils ont gagné durant la journée.


Parfois ils sont battus s'ils ne ramènent pas assez d'argent.
Suivant le marabout qui tient le Daara, les enfants ont plus ou moins d 'hygiène et des problèmes de santé.

Dans tous les cas, aucun n'ont de médicaments pour les soigner, de vêtements à leur donner,
souvent il n'y a même pas de toilettes ou d'accès à l'eau dans les Daara.
La propreté est donc très variable, et les enfants n'apprennent ni à lire, ni à calculer , ni à écrire.... sauf  le
coran en arabe qu'ils apprennent à lire sans savoir le parler...
Pour se laver beaucoup d'enfants ne connaissent que l'eau de la mer, et idem pour les toilettes...
Bref, on pourrait presque parler d'esclavagisme moderne....
Les enfants Talibés sont au nombre de 15 000 au Sénégal, la plupart d'entre eux ont entre 4 et 18
ans mais la plupart n'ayant aucun papier, il est difficile de savoir leur nombre exact....
Aujourd'hui heureusement ils existent quelques associations qui essayent de les aider, mais elles restent
en nombres infimes par rapport aux nombres de Talibés.
Pour que les choses changent vraiment, il faudrait que les décisions viennent du gouvernement, afin
d'aider ces jeunes, et d'informer les familles dans les villages sur les réelles conditions dans lesquels ils vivent...
En attendant, plutôt que de rester passif, de nombreuses associations aident à leur niveau, en leur
fournissant des papier, les aident à se réinsérer ou simplement les aident en leur
apportant les soins minimum.


Chacun fait les choses à son niveau en fonction de ses connaissances...
Nous avons été logés en couchsurfing chez Daouda, un bénévole qui tous les matins donne des
soins à ces enfants, avec le peu d'argent que l'association récolte grâce aux dons, et donne aussi
quelques leçons d'école.


Durant mon séjour à St Louis, je l'ai donc accompagné durant de nombreuses matinées dans sa
tournée des Daara afin de l'aider à faire des soins de base.


On a organisé un atelier de dessin, avec des feuilles et des feutres, et actuellement ont leur prépare un
petit concert pour leur jouer la semaine prochaine.


Il était intéressant et triste de voir que dans les Daara où les enfants sont le plus malheureux, ils
ne dessinent que des moyens de transports, ou des villages éloignés, ce qui représente pour
eux, le rêve de partir, et leur double vie...













Saint Louis


Saint Louis est une ville historique, classée au patrimoine de l'UNESCO. Pourtant, encore une fois à
cause de la bêtise de l'homme, la ville devrait être ensevelie par l'eau d'ici une vingtaine d'années, à
cause d'une brèche mal construite....



L'ambiance ici est très différente de Dakar, la ville est d'une taille beaucoup plus petite.
Au centre de l'île, on se croirait en Europe à cause des anciens bâtiments coloniaux, un peu dans le
type espagnol, c'est aussi une ville considérée comme la capital de la culture....


Les couchsurfeurs qui nous ont accueillis, vivent dans les locaux de leur association et sont une
dizaine. Ils se définissent comme des Baifals. Ils croient donc à la religion musulmanne à leur façon, en
mettant moins d'importance à la tradition, et plus à l'action. Ainsi, ils pensent qu'il est plus important
d'aider les enfants talibés des rues, que de prier 5 fois par jours, et s'autorisent à boire de l'alcool....



Ils sont adorateurs de SerigneTouba, ce qui est un courant Mouridiste de la religion musulmanne....
Nous sommes situés dans la banlieue de la ville, dans un quartier pas vraiment magnifique, où le
terrain est constitué d'une couche de déchets, recouverts par de la terre, ce qui permet de se
débarrasser des ordures tout en mettant le terrain à niveau...


Pour l'anecdote, le quartier est considéré comme non sécuritaire, ce que nous avons peu vérifier une
nuit ou nous avons surpris un voleur qui c'est introduit dans notre chambre par les toit durant notre
sommeil afin de nous emprunter quelques une de nos affaire....
Heureusement, on c'est réveillé à temps, ce qui à permis de limiter la casse.
Surpris, le voleur, à seulement eu e temps de prendre le sac de Léah qui ce trouvait à coté de sa tête.
On pensait que le faite que la porte d'entrée soit fermé soit suffisant, et bien non, ici il faut même
fermé la porte des chambres à clef.
On à vraiment eu de la chance, car le sac volé était quasiment vide, ça aurait peu être largement
pire.





Nous avons eu la chance de rencontrer Thomas, un autre couchsurfeur d'une trentaine d'année, qui
voyageait en vélo à travers l'Afrique.
Le récit de ces aventures mon bien fait rêver, et je sais que j'expérimenterai le voyage en vélo plus
tard...Je l'ai un peu envier le jour de son départ, l'aventure et l'imprévu de la vie nomade me
manque... Mais malgré tout j'apprends beaucoup ici, en restant des durées assez longues à chaque lieux.


mardi 11 décembre 2012

Anniversaire à Kabadio


J'ai eu l'immense chance d'organiser mon anniversaire à Kabadio.
L'organisation n'aura pas été très compliquée, notamment grâce à la météo qui reste très constante.et
du fait qu'il n'y a pas de loi sur le tapage nocturne... Pour faire de la publicité il aura suffit de
mettre 3 petites affiches faites à la va-vite dans le village, et de faire confiance au bouche à oreille.
Ici, lorsqu'on fait une fête, on ne sélectionne pas les invités : tout le village est invité.
Du coup j 'ai commandé aux femmes du village,10 kilos de riz, du poisson frais et du kinkelliba (thé à
base de feuilles de l'arbre du même nom.) ainsi que des musiciens pour animer la soirée... Le tout m'a
coûté environ 20 euros, ce qui a permis à une soixantaine de personnes de se nourrir et de faire faire
la fête à une bonne centaine de personnes.


Les "au revoir"


Il me semble que j'ai déjà écrit plusieurs fois sur ce sujet dans certains de mes blogs, mais une des
plus grandes raisons pour moi de voyager c'est de faire toutes sortes de rencontres.
Il y en a donc de toutes sortes : courtes, longues, intenses, plates, éphémères, artificielles,
renouvelables, inoubliables.... Avec toutes sortes de gens, que ce soit des personnes rencontrées un
court ou long instant, hôtes, conducteurs, musiciens, petites amies....
Tant qu'on continue de voyager il est donc difficile de continuer dans la durée d'entretenir cette
flamme avec tout le monde, et à chaque fois on se dit qu'on aurait pu faire le choix de rester à un
endroit, de construire quelque chose de durable, et qu'au lieu de ça, on part vers l'inconnu, de
nouvelles rencontres....
Les mêmes questions reviennent inlassablement...
- Pourquoi on part puisqu'on vient de créer quelque chose ?
- Qu'est-ce qu'on recherche si loin et en partant tout le temps ailleurs ?
- Il y aura-t-il un jour un endroit où on se sentira bien ?
- Existe-il ?
- Et est-ce un but en soi de le trouver ?
- La possession de cet endroit n'est il pas au fond un leurre afin de croire que l'on
échappera au voyage final qu'est la mort ?
- Pourquoi s'attacher puisqu'à la fin on quitte tout ce jour là ?
- A quoi on sert ?....
Bref on peut partir loin si on commence à réfléchir comme ça...

Tout ce que je sais, c'est qu'on ne fait pas une omelette sans casser des œufs, il est rare
de quitter des amis sans verser une larme... Pour moi c'est un peu un gage de qualité.... Si on est
triste de partir, c'est qu'on a vécu de belles choses, et au fond cela n'est il pas l'essentiel ?
D'utiliser le peu de temps que l'on est ici pour essayer de ressentir et partager un peu de bonheur... ?

Certaines personnes considèrent que l'on perd son temps quand on ne fait pas des choses concrètes, que
l'on ne gagne pas d'argent, qu'il faut posséder et conserver les choses .... Je leur laisse leurs idées...
Parfois je m'inquiète un peu : « loin des yeux, loin du cœur.... » dit-on... Si cela est vrai alors je ne dois
plus être dans beaucoup de pensées....Mes vieilles connaissances ne m'ont-elles pas oubliées ?
Personnellement j'ai beau rencontré beaucoup de personnes, je sais lesquelles ont été importantes pour
moi, peu importe le temps que cela a duré, et je sais que les souvenirs restent... Souvent je me
demande ce que sont devenus ces amis et si j'existe encore dans leurs souvenirs....
Mais puisque je sais qu'ils existent encore dans mon coeur, alors je rêve que j'existe encore dans le
leur....

La philosophie de l'éphéméritude des choses est toujours dure à accepter et va à l'encontre de l'espèce
humaine.... Accepter le fait que rien n'est éternel, et que tous souvenirs de notre existence
disparaîtront après notre départ, est toujours difficile....
Certains cherchent à croire que le fait que leur nom soit dans un livre d'art ou d'histoire, les
aidera à rester éternel....
Personnellement ce n'est pas mon objectif et j'essaye surtout de croire que le grand but serait de
comprendre et d'intérioriser l'idée que ce qui compte n'est pas la durée, voir, l'immortalité des
choses, mais le fait qu'elles ont vraiment existées l'espace d'un instant.

Les enfants


Le village de Kabadio est constitué de 60% d'enfants.
Ils sont partout, tout le temps. On peut les voir, à toutes heures, jouer dehors en bandes. On peut voir
des enfants de 3 ans jouer avec des coupe coupe ultra aiguisés, d'autres, un peu plus âgés, assommer des
serpents à coups de bâtons, ou encore d'autres de 5 ans qui jouent avec dans le dos un bébé en bas âge...
Alors la première fois, on se dit que les parents ont bien tord de les laisser dehors traîner, on s'inquiète pour eux... Mais après avoir pu pas mal parler avec des parents et observé les enfants, et
bien je dois avouer qu'il y a de quoi réfléchir à notre système d’éducation basé sur l'enfant roi...
Ici les enfants jouent tous ensemble mais d'une manière générale il est impressionnant de voir à quel point ils
sont sages et polis. On n'entend aussi jamais pleurer les enfants... De toute façon à quoi bon, il n'y a pas
de médicaments, et les caprices ne servent à rien...La vie ici est dure, et ils l’apprennent vite. Comme m'ont
répondu des parents qui laissaient jouer leurs enfants avec le feu : « Il faut qu'ils comprennent la force des
choses », ou alors à propos du fait de les laisser traîner dehors tard : « Il faut bien qu'ils apprennent à
devenir malin.... ».... Et bien je dois bien avouer qu'à la vue de la politesse , du respect, et de la ruse
de tous ces enfants, cela donne à réfléchir... Alors oui, bien sûr, certaines choses sont difficiles à tolérer
comme le fait que certains enseignants tapent les enfants... Mais ne sommes nous même pas arrivés
dans des extrêmes inverses avec notre sur protection des enfants ?
Le système d’éducation est donc complétement différent puisqu'il est adopté à leur code.... Mais le
résultat est qu'il  marche aussi très bien.

                                            En pleine session de danse avec les enfants


Photo du chantier




mercredi 5 décembre 2012

Rituel et mysticisme



J'avais déjà vaguement entendu parler du mysticisme africain, ainsi que du Vaudou, mais je ne pensais pas vraiment que ces croyances étaient restées avec le temps.... Et bien je m' étais trompé.
Les grigris protecteurs, marabouts et autres croyances ne sont pas ici juste pour les touristes, les gens y croient réellement.
J'ai été ravi de découvrir ces folklores  durant ces derniers jours.
- Le premier plus près de la tradition que du folklore a été l'accueil des dames Sam-Sam envers nous.
Ainsi ces dames qui pour la plupart ne sont plus toutes jeunes, nous ont invité en privé pour nous chanter et danser leur chanson de bienvenue. Impressionnant de voir l'énergie qu'elles mettent dans la danse ! J'ai eu la chance de jouer du violon avec elle.

- Le 2ème événement traditionnel, a été suite à un baptême. Alors que toute le ville était invitée à la fête (ici on invite soit tout le monde, soit personne). Toute la journée il y a eu une grande fête et le soir, une énorme danse avec au moins 200 personnes. Ainsi il y avait 3 monstres, un qui ressemblait à une sorte de gorille avec des coupe-coupe dans les mains, un autres à un tas de riz, et un troisième qui ressemblait à un démon, et qui se cachait pour surprendre les gens par derrière avec un très grand bâtons., pendant qu'eux observaient le spectacle
S'il attrape quelque un, il le cogne !
Ainsi tout le monde en cercle danse en se rapprochant du monstre du centre.... et fuit quand il arrive....

- Le troisième événement à eu lieu un soir. Alors que nous jouions du djembé, entourés d'enfants, l'un d'eux est venu en courant pour nous prévenir que le « Konkouron » arrivait. Tout le monde s'est donc entouré à l'intérieur. On pouvait entendre qu'il était autour de la maison, et soudain, il a frappé au porte pour signaler qu'il savait qu'on était ici. Lorsque il est parti, il avait laissé un signe sur l'oranger pour prévenir les enfants de ne pas ramasser les oranges avant qu'elles ne soient mûres.
Ce qui est drôle ici , c'est que les adultes aussi croient en ces croyances, et les respectent.

Certaines choses avec notre esprit scientifique sont dures à croire, tels que les grisgris qui permettent de ne pas être blessés par les balles ou les coups de couteau, mais ici beaucoup de gens croit en ça...Personnellement je considère que je n'ai pas à juger les croyances des autres, donc je préfère écouter tout cela, plutôt que de les condamner.
Eux aussi rigolent biens lorsque je leur explique que dans certains hôtels au USA, il n'y avait pas de chambre numéro 13 …
Bref j'ai été heureux de voir que des choses comme celles-là existent encore.

Quelques photos de la vie à Kabadio




L'art de la « table »




Si la France est connue dans le monde entier pour son excellente gastronomie, l'Afrique mériterait d'être nommée pour l’élasticité de ses plats.
Ainsi le seul et unique plat principal qui constitue le repas du midi , et celui du soir, possède tout le temps une plus grande quantité au cas ou une personne souhaiterait se joindre au repas.
Pas besoin d’assiettes et de couverts supplémentaires, vu que l'on mange avec les mains.
Les plats partagé proviennent de la culture de leur propre riz durant 6 mois , des jardins et arbres fruitier du village, ainsi que de la mer, où l'on y pêche tous les matins du poisson frais.
On pourrait donc presque parler d'auto suffisance alimentaire.
Les restes de la nourriture sont donnés à ceux qui ont faim, ou aux animaux.

C'est donc une bien belle leçon de partage auquel on peu assister partout à chaque repas.
Certaines personnes pensent que la pauvreté mène les gens à l'individualisme et à l’égoïsme.... Il semblerait plutôt que ce soit le contraire....

jeudi 22 novembre 2012

Richesse /pauvreté

Voilà un sujet bien compliqué à traiter ! En Afrique du moment qu'on est blanc, on est forcement considéré comme riche. Ce n'est pas la télévision qui va inverser la tendance, au contraire, en diffusant comme seul cliché de la vie occidentale des feuilletons américains où tout le monde y est riche et n'a comme souci dans la vie que des problèmes sentimentaux...

De notre coté, j'ai surtout souvenir que « l'écran » nous montrait principalement la famine, la guerre et la misère pour nous représenter l'Afrique..... Ce qui est au moins aussi représentatif que la première vision....
Faut il mieux être pauvre en Afrique ou en Occident ?
Dur à dire, tout dépend déjà comment on considère la pauvreté : monétaire, culturelle, sociale ...?

Si on parle de la pauvreté monétaire, et qu'on part du principe que nous n'avons pas d'argent sur soi, pas d'adresse et même peut-être de papiers, mieux vaut être en Afrique.

L'hospitalité y est si grande, que tant qu'une famille aura de la nourriture, elle sera prête à la partager.
Pendant ce temps en Occident, on pourra mourir de froid et de faim dehors dans une certaine indifférence. Voir même dans une certaine honte, tant la pauvreté est considérée comme un fléau, comparé à ici, où la pauvreté est presque une normalité...

Après bien sûr, si on prend la France, et qu'on a une adresse, mieux vaut être français, puisque l'état payera vos soins de santé, et vous donnera un peu d'argent pour survivre, mais la vie y est aussi plus chère, et la pression social plus forte....

Encore un exemple de comparaison, ici, il est normal de se laver avec 3 verres d'eau pris dans le puit et d'utiliser des toilettes sèches, de manger avec les mains , de considérer 4 murs comme une habitation, et de se nourrir parfois uniquement de ce qu'on a ramassé dans la journée (en Casamance, la plupart des gens mange le riz qu'ils récoltent, et le poisson ou crabe qu'ils pêchent, et ceci 2 fois par jour.... ) Il est donc possible de vivre quasiment en autharcie, d'autant plus que les impôts sont quasiment inexistants. Alors que pendant ce temps il est vraiment difficile de vivre de cette façon chez nous....

La richesse c'est aussi la liberté, ainsi au niveau du visa par contre , il sera possible à un occidental d'être libre de circuler ou il veut dans le monde , alors qu' il sera très difficile pour un africain de voyager dans les pays « développés ».

Pour ce qui est de la richesse familiale, en Afrique, personnes n’a les moyens de mettre leurs parents dans des maisons de retraites, ils vivent donc avec.... ce qui peut être très enrichissant personnellement... richesse pauvreté, tout est relatif...

Bref , le sujet est très compliqué, et je ne pense pas être en mesure de faire une analyse sérieuse sur le sujet après un mois passé au Sénégal.

vendredi 16 novembre 2012

Kabadio


J'ai présentement l'immense chance de vivre dans un village typique Sénégalais.
 Loin des lieux touristiques nous sommes ici les seuls « toubabes » (blancs) du village.

Léah a connu cet endroit grâce à l'association IEFR (Il Etait Une Fois une Rencontre) basée à Villefranche, qui a été crée il y a une dizaine d'années. Cette association, a su aider intelligemment le village à se développer, que ce soit au niveau de la scolarisation, culture, santé....).

Nous sommes donc venus ici pour réaliser le premier chantier. Le but est de faire repeindre le mur d'un  « cinéma » ( un lecteur dvd avec un retro projecteur récupéré) par les enfants du village avec la peinture que nous leurs fournissons ( achetée grâce à la ville de Lyon).

Premiers travaux : gratter le mur, et acheter la peinture, rouleaux ,et les pinceaux sur place.
Ensuite refaire le béton du mur, repeindre  celui-ci en blanc, rencontrer et décider avec les enfants ce qu'ils veulent dessiner, les laisser esquisser et peindre tout en les cadrant.
Des frais supplémentaires se sont ajoutés à nos dépenses, nous avons donc passé un film au cinéma, dont les entrées finançaient le chantier.




 






Tout le long de ce projet (qui n'est pas encore terminé) nous avons pu supporter la chaleur grâce au délicieux thé vert, et repas partagés avec les autres ouvriers bénévoles sur le chantier.

J'apprends chaque jour beaucoup ici, il est vraiment impressionnant de voir la solidarité et la positivité des gens qui travaillent très efficacement avec peu de moyen.
 Le soir après des grosses journées, nous en profitons pour aller nous baigner à l'océan ou jouer de la musique.

 En bref Kabadio, c'est un petit paradis africain que je serai heureux de faire découvrir !





mardi 13 novembre 2012

Sur la route de Kabadio

Depuis Dakar, nous avons pris la route pour Kabadio, un petit village dans le sud de la Casamance (Sénégal). Pour ceci, nous avons du prendre de nombreux bus, un traversier pour rejoindre la Gambie, et même finir sur le toit de l'un d'eux, après que le nôtre soit tombé en panne.
                                         Le bus est tombé en panne


                                                                           Sur le toit du bus