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samedi 30 juin 2012

En route pour le Kosovo

Partir pour le Kosovo depuis le village de Pouk où nous étions, l'auto-stop s’annonçait compliquée, puisque la carte du pays que nous avions était fausse, et que les routes indiquées étaient inexistantes.
Faire covoiturage payant  aurait été trop facile, nous avons donc essayé de   faire du vrai auto-stop gratuit.
Ce ne fut pas facile  , mais comme d'habitude avec pas mal de hasard et de rencontres tout c'est arrangé, grâce a la formidable hospitalité Albanaise.

Bien entendu en Grèce on nous a déconseillé comme d'habitude de nous rendre au Kosovo. Nous même nous avions pour seul cliché du pays, des images de la guerre que les médias nous avaient tant montrées. 
Notre surprise fut grande en trouvant un pays magnifique et beaucoup plus propre et organisé que l'Albanie, et qui ressemble d'ailleurs un peu à la Haute Savoie avec ses paysages montagneux .
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 Le soir nous avons dormi à Prizren dans un parc de la ville, après avoir rencontré des habitants bien sympathiques. En tant que francais nous sommes très bien accueillis  , dans ce pays de 2 millions d'habitants,   grand comme un département francais.

Partout sur la route les gens nous offrent à manger et à boire, sans attendre rien en retour. Seul point négatif, le stop est très difficile, car ça n'est pas vrament dans la culture. Nous avons donc fait 70 km en une journée, ce qui represente quasiment la taille de ce beau pays.

Le soir alors que nous demandons a un homme si on peut dormir sur son champs, ils nous invitent à manger dans son restaurant, pour remercier la  France de son aide. Des jeunes viennent nous payer des bières à notre campement. Ils nous expliqueront comment ils ont vecu la guerre, et nous expliqueront leur version des raisons du conflit.   



mercredi 27 juin 2012

L'Albanie

La frontière de l'Albanie nous a tout de suite mis dans l'ambiance.
Le dépaysement allait en effet s'avérer radical.
Instantanément, le pays nous a invité dans sa beauté, avec ses routes non goudronnées où l'on y croise des Mercedes et des calèches.

Tout le long de notre périple dans ce pays, les gens rencontrés, ont été d'une formidable gentillesse avec nous. Ils nous ont guidés, fait visiter, pris en covoiturage ( l'auto stop "gratuit" comme on l'entend chez nous, n'existe pas, ici le conducteur partage ses frais d'essence avec toutes les passagers qu'il prend sur sa route ).



Parmis les choses étonnantes que l'on a pu voir dans ce pays : des vacanciers qui font leur bronzage au bord de l'autoroute, des moutons chargés sur le toit d'un camion, des bunkers un peu partout dans le pays, et les visages des gens hallucinés, lorsqu ils nous aperçoivent ! (Je ne sais pas si c'est le faite d'avoir des cheveux longs ou d'être en fauteuil ?)

A Tirane, des agents de sécurité nous ont laissé planter notre tente dans leur agence. Le lendemain des locaux ont pris le temps de nous faire visiter le coin, lors du covoiturage.
Bref encore une fois nous avons pu comprendre qu'il ne faut jamais écouter les préjugés des pays voisins, qui décrivent ce petit coin de paradis comme un lieu dangereux et sans intérêt.

A la fin du deuxieme jour, nous avons trouvé un petit lac sauvage au milieu des montagnes, près d'un petit village. Nous nous y sommes si bien sentis, que nous avons décidé de nous y installer pour 2 jours.





samedi 23 juin 2012

En route pour la Grèce

Fini le confort, nous voilà de nouveau sur la route! Après s'être rendu à Barri sur la côte Italienne, nous avons dormi sur le pont du bateau qui nous emmenait en Grèce à Patra.

Arrivés là-bas, nous avons dû traverser  la ville ( une dizaine de kilomètres)sous une quarantaine de degrés.
Après avoir enfin trouvé un emplacement pour faire du stop, nous avons été pris après une demi heure par une première voiture, notre objectif de la journée, était de nous rendre à Mesologie (50 Km).
Quelques bornes plus loin, arrivés à l'entrée de l'auto route, un officier nous a demandé de partir.
Problème : la seule autre route qui part dans la direction que nous souhaitons est vraiment peu fréquentée : Il doit y voir une voiture toutes les 5 minutes. Après une heure d'attente, cela nous a un peu découragé.
Faut il s'avouer vaincu, et faire marche arrière jusque à la station de bus de l'autre côté de la ville ?
Soudain une voiture s'arrête avec à l'intérieur un hollandais bien sympathique. Il nous propose d'aller à Arta, soit 110 km plus loin que notre objectif.


Là-bas, nous avons fait du stop jusqu'à 22h sans succès, nous avons donc fini par chercher un endroit pour dormir. Nous avons trouvé, mais le problème, c'est que ce lieu se trouvait tout en haut d'une colline très raide, et que c'est certainement la côte la plus raide que nous avons eu l'occasion de monter jusqu'à ce jour ! On a bien "galéré" ! En récompense nous avons toutefois pu dormir avec une vue magnifique dans un site typique, mais où le sol malheureusement était trop dur pour planter la tente, et largement infecté de moustiques !
(On peut voir sur la photo notre abri anti-insecte pour cette nuit là).

Le lendemain après 6 heures d'attente nous avons fini par être pris, alors que notre patience commençait à s’essouffler, par un grec fort sympathique. Sur la route nous avons pu voir des autoroutes non terminées à cause de la crise. Nous avons été heureux de discuter avec lui de la situation, et nous avons eu droit à des explications très différentes de celles données par les médias français...( le coup des maisons non finies pour ne pas payer d’impôts l'on bien fait rire...)
Le soir nous sommes arrivés à Ioannina, et nous avons décidé de nous installer dans un camping afin de pouvoir visiter la ville

Fin de l'italie

Comme je l'avais dit précédemment, j'ai dû partir un peu précipitamment afin d'être à temps en Italie, ce qui m'a laissé un goût d'inachevé dans la bouche... De Cariati, cela a été le contraire.
 Le moment de partir nous a réchauffé le coeur, partagé entre la mélancolie d'une amitié qui s'achève, et la joie de partir vers de nouvelles aventures.

Quand on reste trop longtemps chez des personnes, cela finit par devenir embarrassant, au contraire pas assez peut devenir frustrant. Le moment idéal était arrivé. Émus, de s'éloigner de ces amis qui nous ont tant donné, nous  partons en nous remémorant que le pire n'est pas de quitter ceux que l'on apprécie, mais aurait été au contraire de ne pas avoir eu la chance de les connaître.


lundi 18 juin 2012












C'est une semaine bien remplie que nous avons vécu à Cariati ! 
J'ai pu goûter les meilleures olives, pizzas, pâtes et glaces italiennes de ma vie !











Accompagné de personne d'origine polonaise, italienne, iranienne, anglaise et Russe, nous avons été invités à découvrir l'Italie traditionnelle, ainsi que sa richesse culturelle.





A l'hôtel, nous avons pu profiter de la mer, où nous avons pratiqué la plongée tous les soirs avec Antoine. Nous ne sommes pas habitués à voyager dans autant de luxe, et bien sûr cela nous a été bien agréable. 
Le retour à l'aventure devrait en être plus rude, et nous nous apprêtons à partir pour la Grèce désormais.

jeudi 14 juin 2012


Pour commencer ce voyage en direction de l'Est, nous avons commencé par nous rendre dans le sud de l'Italie, en Calabre, où nous avons été invités, suite à une annonce, à nous rendre à l'hôtel Antonio dans la ville de Cariati. Giovani, l'organisateur, avait mis une annonce sur le site couchsurfing.com, pour expliquer qu'il invitait 10 couchsurfeurs durant une semaine, sachant réaliser des photos et des vidéos, afin de promouvoir cette magnifique ville. J'ai envoyé un mail, et nous avons été choisis parmi une centaine de demandes.
Pour nous y rendre, nous sommes passés par Doussard, Albertville, Turin, puis Bologne où nous avons dormi à la gare. 



Ensuite pressé par le temps, nous avons du prendre le train pour arriver à l'heure au rendez-vous. Après de multiple changements de trains, et une dizaine d'heures d'attente, nous sommes arrivés à Cariati à 1h du matin, et nous avons dormi à la belle étoile, devant la gare.

Le lendemain après avoir traversé le village nous avons fait connaissance avec les autres couchsurfeurs. Le programmes de cette semaine a été exeptionnel ! Nous avons été invités dans les meilleurs restaurants, nous avons pu faire de la plongée, avoir de longues discussions avec les autres participants qui venaient du monde entier, ainsi qu'avec les locaux vraiment sympathiques. Ceux-ci espèrent vraiment que cette action aidera leur village à ce développer.

Giovanni, l'organisateur, est un jeune de 24 ans. Il en a assez, comme tout le monde ici, que la réputation de la mafia, donnent une mauvaise image aux habitants de cette région, et s'est donné la mission de changer les mentalités en prouvant sa sympathie. Lorsque nous étions à Bologne, nous avons pu vérifier ses préjugés, par les avertissements d'un jeune homme qui nous conseillait de faire très attention dans cette région, où d'après lui, personne ne gagne sa vie honnêtement.

Arrivée en Calabre, avec un accueil des plus chaleureux, nous avons été étonné de voir que personne ne fermait sa voiture à clé, et que toutes les personnes rencontrées nous saluaient. Les habitants du village, en entendant parler de notre groupe ont contacté Giovanni pour nous inviter chez eux, ainsi que dans leur restaurant gratuitement pour nous montrer la chaleur de leur hospitalité.

La « quête » que mène Giovanni, est noble, je trouve. J'espere simplement que le fait d'augmenter le tourisme ne fera pas perdre à ce petit village typique, son caractère, mais apparemment cela ne l'effraye pas.


mercredi 13 juin 2012


Partir

Partir est avant tout sortir de soi.
Briser la croûte d’égoïsme qui essaie de nous emprisonner dans notre propre « moi ».
Partir, c’est cesser de tourner autour de soi-même, comme si on était le centre du monde et de la vie.
Partir, c’est ne pas se laisser enfermer dans le cercle des problèmes du petit monde auquel nous appartenons : quelle que soit son importance.
L’humanité est plus grande et c’est elle que nous devons servir.
PARTIR, ce n’est pas dévorer des kilomètres, traverser les mers ou atteindre les vitesses supersoniques.
C’est avant tout s’ouvrir aux autres, découvrir, aller à leur rencontre.
S’ouvrir aux idées, y compris, y compris celles qui sont contraires aux nôtres.
C’est avoir le souffle d’un marcheur.
Dom Helder Camara
Avocat des pauvres, apôtre de la Théologie de la libération et de la non-violence.